Ruines

Hochelaga, mai 2015

Déambuler dans les rues du quartier demeure périlleux, même plusieurs mois après les bombardements. Ça et là, des cratères hérités d’obus ennemis côtoient des amoncellements de pierres et de poussière, de quoi donner des aspects lunaires au secteur une fois la nuit venue. Les ruelles ont des airs de sentier d’hébertisme pour kamikazes.

Le jour cependant, les sirènes stridentes se font plus rares dans la cité et en tendant l’oreille, on peut parfois intercepter un éclat de rire d’enfants dribblant avec un ballon de soccer.

La résilience des habitants est palpable. Un peu partout, des icônes de figures emblématiques de la pop culture canadienne française ornent des murs de briques qui furent érigés à une époque où des relents de scorbut rôdaient toujours.

Qu’importe les installations de fortune pour fournir l’eau potable à la population, les détritus abondants et leurs effluves musqués, rien ne freine l’enthousiasme des citoyens du Chlag en cette période d’après guerre.

Ils s’affairent à tout rebâtir, une Molson Dry à la fois.

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